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Drones

L’essor des taxis volants (eVTOL) : Joby, Lilium, Volocopter — le bilan 2025

Les taxis volants électriques étaient la promesse de la décennie 2020. En 2025, entre faillites, certifications et premiers vols commerciaux, où en sommes-nous vraiment ? Le bilan sans complaisance.

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Les taxis volants allaient révolutionner la mobilité urbaine d’ici 2025. La réalité est plus nuancée. Entre des certifications qui trainent en longueur, des faillites retentissantes et quelques premiers vols commerciaux prometteurs, l’industrie eVTOL entre dans sa phase de maturité, avec tout ce que ça implique de douloureux et d’excitant.

Joby Aviation : le plus proche de la certification

Joby Aviation (soutenu par Toyota et United Airlines) est l’acteur le plus avancé dans le processus de certification FAA. Son appareil 5 places à 6 rotors peut voler à 320 km/h avec une portée de 160 km. La certification de type devrait être obtenue en 2025-2026, avec des opérations commerciales initialement prévues à New York, Los Angeles et Dubai. Un partenariat stratégique avec Delta Airlines positionne Joby comme le futur leader du marché américain.

Lilium : la faillite qui a choqué le secteur

Lilium, la startup allemande qui développait un jet électrique à décollage vertical, a fait faillite en 2023. Rachetée par des investisseurs et restructurée sous le nom Lilium Aviation GmbH, elle tente de revenir avec le Lilium Jet, capable de 300 km/h sur 180 km. Une renaissance fragile qui illustre les défis financiers colossaux du secteur : développer un eVTOL certifié coûte entre 500 millions et plusieurs milliards de dollars.

Volocopter et l’Europe : les Jeux Olympiques de Paris comme vitrine

Volocopter avait planifié une démonstration spectaculaire lors des JO de Paris 2024. La certification EASA n’ayant pas été obtenue à temps, les vols avec passagers n’ont pas eu lieu commercialement. Des démonstrations publiques sans passager ont néanmoins impressionné les foules. L’EASA a depuis accéléré son cadre de certification, et Volocopter vise des opérations commerciales régulières en Europe d’ici 2026.

Le modèle économique : le vrai casse-tête

Au-delà de la technologie, la question du modèle économique reste entière. Un trajet en eVTOL coûtera initialement entre 100 et 300 dollars pour 20-30 minutes de vol. L’objectif à long terme est d’atteindre la parité avec les VTC premium. Mais pour y arriver, il faut de la production en série, des infrastructures de recharge (vertiports), et une acceptation sociale encore incertaine. Le marché de masse reste une promesse à 10 ans minimum.

✈️ À suivre : la Chine est en train de prendre une avance significative avec EHang (EH216-S, déjà certifié par la CAAC) et AutoFlight. Le marché eVTOL chinois pourrait bien être le premier à une adoption de masse.

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Business

Les drones de livraison en Europe explosent : la crise logistique accélère l’adoption de la livraison aérienne

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Effet collatéral inattendu de la guerre commerciale : la désorganisation des chaînes logistiques mondiales pousse les entreprises de livraison à accélérer massivement le déploiement de drones de livraison en Europe. Ce qui était une expérimentation marginale devient une solution opérationnelle pour contourner les goulets d’étranglement terrestres et maritimes.

La crise logistique comme catalyseur

Les ports européens — Rotterdam, Anvers, Hambourg — font face à des engorgements liés aux réorientations de flux commerciaux. Les délais de dédouanement ont doublé avec les nouveaux contrôles tarifaires. Le transport routier est perturbé par les manifestations agricoles et les blocages frontaliers. Dans ce contexte, les drones de livraison offrent un canal alternatif pour les colis légers et urgents, contournant l’intégralité de la chaîne logistique terrestre et maritime.

Les déploiements en cours

Amazon Prime Air a étendu son service pilote de 3 à 12 villes européennes en avril. Wing (Google) opère désormais dans 8 pays européens. La startup française Dronisos a lancé un service de livraison médicale d’urgence couvrant 200 pharmacies rurales en France. En Allemagne, Wingcopter assure la livraison de pièces détachées automobiles urgentes pour BMW et Volkswagen, évitant des arrêts de production coûteux.

La réglementation s’adapte

L’EASA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) a accéléré la procédure de certification des opérations de drones au-delà de la ligne de vue (BVLOS) pour les applications commerciales et médicales. Un cadre européen harmonisé, prévu initialement pour 2028, est avancé à 2027. Les premiers corridors de vol dédiés aux drones de livraison sont en cours d’établissement entre des aéroports régionaux et des centres logistiques périurbains.

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Défense & Guerre

Ukraine : offensive de printemps et drones IA autonomes — le conflit entre dans une phase décisive

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Alors que le monde est absorbé par la guerre commerciale, le conflit en Ukraine connaît une escalade militaire significative en avril 2026. L’armée ukrainienne, soutenue par de nouveaux systèmes d’armes occidentaux et des drones IA de plus en plus autonomes, lance une série d’opérations offensives dans le sud et l’est du pays.

Les nouvelles capacités ukrainiennes

L’Ukraine déploie pour la première fois à grande échelle des essaims de drones FPV coordonnés par intelligence artificielle, capables de saturer les défenses aériennes russes en lançant des dizaines d’appareils simultanément sur une même position. Ces essaims, développés avec l’aide de startups technologiques américaines, britanniques et ukrainiennes, opèrent en mode semi-autonome : un opérateur humain désigne la zone cible, mais les drones gèrent eux-mêmes la coordination, l’évitement des obstacles et la répartition des cibles.

La réponse russe : la guerre électronique

La Russie a massivement investi dans les systèmes de guerre électronique pour contrer la menace des drones ukrainiens. Les brouilleurs GPS et les systèmes de leurrage couvrent désormais l’essentiel de la ligne de front. Mais l’IA embarquée dans les drones ukrainiens de dernière génération permet une navigation inertielle sans GPS et une reconnaissance de cible par vision par ordinateur — contournant partiellement les contre-mesures russes. Une course technologique permanente entre attaque et défense.

Les implications pour la politique occidentale

Les succès militaires ukrainiens renforcent les arguments des partisans d’un soutien continu à Kiev. Mais la guerre commerciale crée une tension budgétaire qui complique le financement. L’UE doit arbitrer entre 800 milliards pour le réarmement propre et 50 milliards promis à l’Ukraine. Les États-Unis, sous pression isolationniste, conditionnent leur aide à des négociations que Kiev refuse tant que le rapport de force militaire évolue en sa faveur.

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Défense & Guerre

L’armée française déploie ses premiers drones de combat autonomes : la guerre change de visage

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Drone militaire combat autonome armée française défense

Le ministère des Armées a annoncé le déploiement opérationnel des premiers essaims de drones de combat semi-autonomes au sein des forces françaises. Baptisé programme LARINAE, ce système marque l’entrée de la France dans l’ère de la guerre robotisée et soulève des questions éthiques fondamentales sur l’avenir des conflits armés.

Le programme LARINAE en détail

Développé par un consortium réunissant Dassault Aviation, Thales et MBDA, le système LARINAE repose sur des essaims de 20 à 50 drones capables d’opérer de manière coordonnée avec une supervision humaine minimale. Chaque drone pèse moins de 15 kilogrammes et peut être déployé depuis un véhicule terrestre ou un hélicoptère.

Les drones sont équipés de capteurs multispectraux, de systèmes de navigation par vision artificielle et d’algorithmes d’intelligence artificielle permettant l’identification automatique de cibles. La décision de tir reste toutefois sous contrôle humain, conformément à la doctrine française du « human in the loop ».

Un contexte géopolitique qui accélère la modernisation

Le conflit en Ukraine a démontré le rôle central des drones dans la guerre moderne. Les forces ukrainiennes et russes déploient quotidiennement des milliers de drones FPV, transformant radicalement la tactique militaire. La France, comme l’ensemble des armées de l’OTAN, a tiré les leçons de ce conflit en accélérant ses programmes de robotisation.

Le budget consacré aux drones militaires a triplé dans la loi de programmation militaire 2024-2030, passant de 800 millions à 2,4 milliards d’euros. L’objectif est de doter chaque brigade de l’armée de Terre d’une capacité organique de drones d’ici 2028.

Le débat éthique s’intensifie

Les organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch et le Comité international de la Croix-Rouge, alertent sur les risques de dérive vers des systèmes entièrement autonomes. La question de la responsabilité juridique en cas de bavure commise par un drone autonome reste sans réponse claire.

La France plaide au sein des Nations Unies pour un traité international encadrant les systèmes d’armes autonomes létales. Mais les négociations patinent face à l’opposition de la Russie, de la Chine et des États-Unis, qui investissent massivement dans ces technologies.

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