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Smartphones pliables en 2026 : enfin la maturité ou toujours un gadget de luxe ?

Charnières robustes, logiciels optimisés, prix en baisse : les smartphones pliables ont beaucoup mûri en 2026. Mais sont-ils vraiment devenus incontournables, ou reste-t-on dans le domaine du luxe high-tech ? Notre analyse sans concessions.

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Il y a quatre ans, les smartphones pliables ressemblaient à une promesse futuriste vendue à des millionnaires en mal de gadgets. Aujourd’hui, Samsung, Google, Huawei et une dizaine de marques chinoises se disputent un marché qui pèse désormais plusieurs milliards d’euros. Mais la vraie question est simple : est-ce que ça vaut enfin la peine d’en acheter un ?

La génération 2026 : ce qui a vraiment changé

La première génération de pliables avait un problème évident : les charnières cassaient, les écrans se marquaient au pli, et l’autonomie était catastrophique. En 2026, ces problèmes sont largement derrière nous. Les fabricants ont massivement investi dans la durabilité des charnières — Samsung annonce 500 000 cycles d’ouverture/fermeture pour son Galaxy Z Fold 7, soit plus de 130 ans d’utilisation quotidienne.

Mais le vrai changement vient des logiciels. Android 16 a été pensé nativement pour les formats pliables, avec une gestion multifen-être qui rivalise enfin avec iPad OS. Les applications majeures — Google, Meta, Microsoft — ont toutes été optimisées pour tirer parti du grand écran. Et c’est là que le pliable commence à avoir du sens au quotidien.

Le test du vrai usage : ce que vous faites vraiment avec

Après deux semaines de test intensif avec le dernier OnePlus Open 2, voici ce qui ressort : la productivité en mobilité est réellement améliorée. Avoir deux applications ouvertes côte à côte — un email et un document, une vidéo et une application de prise de notes, un tableau et une messagerie — change concrètement la manière de travailler en déplacement.

En revanche, le format flip (à la Samsung Z Flip) reste essentiellement un choix esthétique. L’écran extérieur est devenu suffisamment grand pour être utile, mais l’expérience globale n’apporte pas grand-chose de plus qu’un smartphone classique — si ce n’est une taille compacte dans la poche et un effet « waouh » garanti lors de vos réunions.

Le prix : l’obstacle qui ne disparaît pas

C’est là que le bât blesse encore. Les pliables d’entrée de gamme commencent autour de 900€ — c’est mieux qu’avant, mais c’est encore 300€ de plus que le meilleur smartphone « classique » du même fabricant. Pour justifier ce premium, il faut vraiment utiliser les fonctionnalités multi-écrans régulièrement. Si vous consultez surtout les réseaux sociaux et regardez des vidéos, un pliable ne vous apportera rien de plus.

Les marques chinoises comme Tecno, Honor ou Vivo proposent désormais des alternatives à moins de 700€ avec des specs honnêtes. La qualité de construction reste légèrement inférieure aux références Samsung et Google, mais l’écart se réduit à vitesse grand V.

Notre verdict : pour qui, pour quoi ?

Le smartphone pliable grand format est devenu un outil légitime pour les professionnels en mobilité qui consomment et produisent beaucoup de contenu sur leur téléphone. Pour les autres, c’est toujours un choix du cœur avant d’être un choix de raison. Et après tout, dans le monde des smartphones, le plaisir d’utilisation compte autant que la fiche technique. 2026 est définitivement l’année où les pliables sortent du statut de gadget pour entrer dans celui d’alternative crédible.

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Tech

La guerre des semi-conducteurs : comment la puce électronique est devenue l’enjeu géopolitique du siècle

TSMC, ASML, NVIDIA, CHIPS Act : la puce électronique est devenue l’enjeu géopolitique du siècle. Vulnérabilité taïwanaise, riposte occidentale de 100 milliards, Chine qui contourne les restrictions : la guerre des semi-conducteurs redessine la carte du pouvoir mondial.

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Il y a encore cinq ans, la plupart des gens ne savaient pas ce qu’était TSMC, le taïwanais qui fabrique les puces les plus avancées du monde. Aujourd’hui, son nom apparaît dans les discours de présidents, les rapports de sécurité nationale et les analyses géopolitiques des plus grands think tanks mondiaux. La semi-conducteur — ce minuscule bout de silicium gravé de milliards de transistors — est devenu l’enjeu technologique, économique et militaire le plus important de notre époque. Et la bataille pour le contrôler ne fait que commencer.

Pourquoi tout dépend de quelques usines

La chaîne de valeur des semi-conducteurs avancés est l’une des plus concentrées et des plus fragiles jamais créée par l’humanité. Une seule entreprise — ASML, aux Pays-Bas — fabrique les machines de photolithographie EUV indispensables pour graver les puces les plus avancées. TSMC à Taïwan fabrique plus de 90% des puces les plus sophistiquées. Et un petit nombre d’entreprises américaines — Qualcomm, NVIDIA, Apple, AMD — conçoivent les architectures sur lesquelles tout repose.

Cette concentration géographique et industrielle extrême crée une vulnérabilité stratégique sans précédent. Taïwan se trouve à 150 km des côtes chinoises. Un conflit dans le détroit de Taïwan — scenario que les stratèges considèrent de moins en moins hypothétique — pourrait priver le monde entier de la majorité de ses puces avancées pendant des années. Les conséquences économiques seraient catastrophiques : pas de smartphones, pas de voitures modernes, pas de datacenters, pas d’équipements médicaux numériques.

La riposte occidentale : le CHIPS Act et ses équivalents

Les États-Unis ont répondu avec le CHIPS and Science Act (52 milliards de dollars), l’Europe avec le European Chips Act (43 milliards d’euros), et le Japon avec ses propres programmes massifs de subventions. L’objectif commun : rapatrier une partie de la fabrication de semi-conducteurs en dehors d’Asie pour réduire les vulnérabilités stratégiques.

Les résultats commencent à se matérialiser. TSMC construit des usines en Arizona (opérationnelles depuis 2024) et au Japon. Intel reconstruit ses capacités de fabrication en Irlande et en Ohio. Samsung construit au Texas. Ces investissements sont colossaux — une usine de semi-conducteurs avancés coûte 20 à 30 milliards de dollars — et les délais sont longs. Mais la diversification géographique de la production commence lentement à se dessiner.

La Chine et la course aux puces : un retard difficile à combler

La Chine a investi des centaines de milliards pour développer une industrie nationale de semi-conducteurs indépendante. Les restrictions à l’exportation imposées par les États-Unis — qui bloquent la vente de puces avancées et d’équipements de fabrication à la Chine — ont créé une situation paradoxale. D’un côté, elles ralentissent effectivement le développement de l’IA et des capacités militaires chinoises à court terme. De l’autre, elles poussent la Chine à investir massivement dans des alternatives — ce qui pourrait produire des surprises technologiques à moyen terme.

SMIC, le champion national chinois des semi-conducteurs, a réussi à produire des puces à 7nm — un noeud technologique que les experts croyaient hors de sa portée sans accès aux machines ASML les plus avancées. Ces succès, obtenus avec des méthodes alternatives plus lentes et plus coûteuses, montrent que la détermination industrielle et des investissements suffisants peuvent compenser partiellement les restrictions technologiques. La guerre des puces sera longue — et son issue n’est pas aussi prévisible qu’on le croit.

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Entertainment

Le métavers n’est pas mort — il s’est juste réincarné dans quelque chose de beaucoup plus intéressant

Le mot ‘métavers’ a disparu mais Roblox, Fortnite et Quest 3 prouvent que la VR/AR s’installe autrement. Entre fitness immersif, concerts virtuels et lunettes AR discrètes attendues en 2027 : la réalité virtuelle se réinvente plus modestement, et c’est mieux ainsi.

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En 2022, Mark Zuckerberg a parié des dizaines de milliards sur le métavers — un monde virtuel persistant où nous travaillerions, socialiserions et nous divertirions via des avatars. Les blagues sur des jambes d’avatar inexistantes ont fusé, et l’action Meta a plongé. En 2026, le mot « métavers » a disparu du vocabulaire marketing de toutes les grandes entreprises tech. Et pourtant, la réalité virtuelle et augmentée est plus présente que jamais dans nos vies — juste pas sous la forme que Zuckerberg avait imaginée.

Ce qui a vraiment émergé à la place du « métavers »

Roblox compte plus de 100 millions d’utilisateurs actifs quotidiens — dont une majorité sont des enfants et adolescents qui passent des heures dans des mondes virtuels, créent leurs propres jeux, socialisent avec leurs amis et dépensent de l’argent réel en monnaie virtuelle. Fortnite n’est plus seulement un jeu de battle royale — c’est une plateforme de concerts virtuels (Travis Scott, Ariana Grande), d’événements collaboratifs et d’expériences de marques. Minecraft reste l’un des environnements créatifs les plus utilisés par des millions de jeunes dans le monde.

Ces mondes existent depuis des années. Ils fonctionnent. Ils ne s’appellent pas « métavers » — mais ils en sont la réalisation la plus concrète et la plus adoptée. La leçon : les utilisateurs ne veulent pas d’un seul « métavers » unifié comme Second Life en mieux. Ils veulent des expériences virtuelles de qualité dans des contextes spécifiques — le jeu, les concerts, la socialisation entre amis, la création collaborative.

Le Quest 3 de Meta et l’écosystème XR qui mûrit

Meta Quest 3, sorti fin 2023, est le premier casque de réalité mixte à un prix grand public (499€) qui offre une expérience genuinement convaincante. La réalité mixte — superposition d’éléments virtuels sur le monde physique à travers un passthrough en couleur — ouvre des cas d’usage bien plus pratiques que la VR pure : fitness en réalité mixte, jeux de société virtuels autour d’une table réelle, interfaces de travail flottantes dans son salon.

L’écosystème d’applications Quest s’est considérablement enrichi. Beat Saber reste le titre de référence pour initier les non-gamers. Supernatural offre une expérience de fitness quotidien suffisamment engageante pour avoir créé une réelle habitude chez des millions d’utilisateurs. Les expériences sociales de VR — AltspaceVR (désormais fermé) avait montré la voie, Horizon Worlds (Meta) et VRChat ont pris le relai avec des communautés actives.

La killer app qui manque encore

Malgré ces progrès réels, la VR/AR grand public n’a pas encore trouvé sa « killer app » — l’usage unique qui justifierait l’achat pour le grand public comme les photos l’ont justifié pour le smartphone. Le fitness VR est peut-être le candidat le plus sérieux : combiner exercice physique et divertissement immersif répond à un besoin réel et crée une habitude quotidienne. La socialisation en VR avec des proches distants est un autre cas d’usage qui prend de l’ampleur avec l’amélioration de la qualité des avatars.

L’annonce de lunettes AR discrètes par Meta pour 2027 — des lunettes qui ressemblent à des lunettes normales avec un léger affichage en réalité augmentée — pourrait changer la donne. Si le form factor devient socialement acceptable, la réalité augmentée portable peut transformer des dizaines de cas d’usage du quotidien. Navigation, traduction en temps réel, reconnaissance d’objets, assistance contextuelle — tout en gardant les yeux ouverts sur le monde réel. Le métavers raté de Zuckerberg pourrait finalement se réaliser sous une forme que personne n’avait anticipée : dans nos lunettes, pas dans un casque isolant.

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Entertainment

Sport augmenté : comment la tech transforme l’expérience du spectateur et la performance des athlètes

Second Spectrum, prévention des blessures par IA, VAR, réalité augmentée dans les stades : le sport professionnel est une industrie secrètement high-tech. Comment la data et la technologie transforment athlètes, entraîneurs et spectateurs en 2026.

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Le sport professionnel est l’une des industries les plus conservatrices qui soit. Les règles du football ont peu changé depuis 150 ans. Le tennis ressemble toujours à celui de Wimbledon 1877. Et pourtant, sous la surface de ces traditions séculaires, une révolution technologique silencieuse est en train de transformer fondamentalement à la fois la façon dont les athlètes s’entraînent, dont les équipes prennent leurs décisions, et dont les spectateurs vivent leur passion. La tech sportive de 2026 est plus avancée que vous ne l’imaginez.

Les données comme avantage concurrentiel ultime

Depuis Moneyball et la révolution des statistiques avancées en baseball, la data a conquis tous les sports professionnels. Mais la génération actuelle va bien au-delà des statistiques traditionnelles. Des systèmes de tracking optique comme Second Spectrum (utilisé en NBA et en Premier League) capturent la position de chaque joueur 25 fois par seconde, générant des données d’une granularité inédite : vitesse, accélération, distance parcourue, pression spatiale, xG (expected goals) et des dizaines d’autres métriques.

Ces données alimentent des modèles d’IA qui aident les entraîneurs à optimiser les tactiques, à identifier les séquences de jeu adverses à neutraliser, et à prédire les blessures avant qu’elles se produisent. Manchester City, le FC Barcelone, les Golden State Warriors et plusieurs équipes de Formule 1 emploient des équipes entières de data scientists qui travaillent en tandem avec le staff technique traditionnel. L’avantage concurrentiel dans le sport de haut niveau est de plus en plus analytique.

La prévention des blessures par l’IA : sauver des carrières

L’un des impacts les plus concrets et les plus humains de la tech dans le sport, c’est la prévention des blessures. Des systèmes comme Kitman Labs ou Prevent Biometrics analysent des données biométriques en continu — charge d’entraînement, qualité du sommeil, paramètres de récupération, marqueurs de fatigue neuromusculaire — pour identifier des patterns qui précèdent les blessures. Des clubs de Premier League rapportent avoir réduit leurs blessures musculaires de 30 à 40% après l’implémentation de ces systèmes. Pour des équipes dont une seule blessure d’un joueur clé peut coûter des dizaines de millions, le ROI est évident.

La VAR (Video Assistant Referee) est le symbole le plus visible — et le plus controversé — de la tech dans le sport. En football, elle a réduit les erreurs flagrantes d’arbitrage, mais a aussi ralenti le jeu et créé des situations kafkaïennes qui ont paradoxalement rendu l’expérience des supporters plus frustrante. Le défi pour les prochaines années est de trouver le bon équilibre entre précision technologique et fluidité du spectacle — deux objectifs qui ne sont pas toujours compatibles.

L’expérience spectateur augmentée

Le spectateur moderne ne se contente plus de regarder un match — il veut comprendre, analyser, interagir. Les applications de second écran permettent d’accéder en temps réel à des statistiques avancées pendant un match, de voter pour le meilleur joueur, d’accéder à des caméras alternatives. La NBA League Pass intègre des fonctionnalités d’IA qui génèrent des résumés personnalisés des matchs en quelques minutes après le coup de sifflet final.

La réalité augmentée dans les stades — des informations superposées à la vue du terrain via des lunettes ou des smartphones — est encore émergente mais prometteuse. Le SoFi Stadium de Los Angeles et l’Allianz Arena de Munich ont investi dans des infrastructures de connectivité qui font du stade un « device géant ». L’expérience live du sport se réinvente pour justifier le coût croissant des billets face à la qualité de la diffusion télévisée qui ne cesse de s’améliorer.

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