Connect with us

Drones

Livraison par drone : Walmart dépasse le million de colis, Zipline et Wing accélèrent

Plus d’un million de livraisons par drone chez Walmart, 2 millions pour Zipline, l’arrivée des drones dans les hôpitaux : état des lieux de la livraison par drone en 2026, aux États-Unis et en Europe.

Published

on

Drone de livraison Zipline larguant un colis sous parachute

Longtemps cantonnée aux démonstrations, la livraison par drone est entrée dans une phase industrielle. Aux États-Unis, Walmart a franchi le cap du million de livraisons par drone, Zipline revendique plus de deux millions de vols commerciaux dans le monde, et les hôpitaux adoptent la technologie. État des lieux d’un marché qui décolle enfin.

L’essentiel en bref

  • Walmart a dépassé le million de livraisons par drone en mai 2026, avec un délai moyen d’environ 23 minutes.
  • Zipline est le leader mondial, avec plus de 2 millions de livraisons commerciales en janvier 2026.
  • Wing (Alphabet) doit équiper plus de 270 magasins Walmart d’ici 2027 ; Amazon Prime Air reste en retrait.
  • En France, il n’existe pas encore de service grand public de livraison par drone.

Walmart, premier client de la livraison par drone

Le géant de la distribution est devenu le moteur du secteur. Walmart a dépassé le million de livraisons par drone en mai 2026, dont environ 40 % réalisées en un seul trimestre, depuis 66 magasins répartis dans quatre États. Le délai moyen entre la commande et la livraison est d’environ 23 minutes, et la livraison la plus rapide enregistrée n’a pris que 4 minutes et 44 secondes.

La région de Dallas-Fort Worth reste la zone la plus dense, rejointe en 2026 par Houston, Orlando et Tampa Bay. Dans la région de Charlotte, Wing et Walmart desservent désormais dix communes depuis sept magasins.

Les acteurs qui comptent

Zipline, le leader en volume

Né au Rwanda avec la livraison de poches de sang, Zipline est aujourd’hui le premier opérateur mondial, avec plus de 2 millions de livraisons commerciales en janvier 2026. Signe de son virage américain, plus de 70 % de son volume quotidien se faisait aux États-Unis à l’été 2026. Son système de dernière génération, Platform 2, peut transporter jusqu’à environ 3,6 kg. Au Texas, le tarif publié est de 0,99 dollar plus 20 % de frais de service, plafonnés à 6 dollars.

Wing, la filiale d’Alphabet

Issue de Google, Wing est le partenaire de Walmart pour son déploiement national, avec un objectif de plus de 270 magasins d’ici 2027. Ses drones emportent jusqu’à environ 1,1 kg.

Amazon Prime Air, le retardataire

Amazon a connu un parcours plus chaotique. Son drone MK30 (jusqu’à 2,3 kg de charge) vole en Arizona, au Texas et à Darlington, en Angleterre, mais le groupe a suspendu ses livraisons américaines en janvier 2025 après des accidents et fermé son activité italienne fin 2025. Amazon prévoit de démarrer à Tallahassee, en Floride, d’ici mi-novembre 2026, sous réserve d’un permis.

Les autres

Flytrex (Dallas-Fort Worth), Matternet et Valqari complètent le paysage américain, tandis que Manna (Irlande) et Everdrone (Suède) mènent des opérations en Europe.

La santé, terrain de prédilection

C’est sans doute dans le domaine médical que le drone démontre le mieux son utilité :

  • La Cleveland Clinic livre gratuitement des médicaments sur ordonnance à ses patients par drone Zipline depuis août 2026 ;
  • L’hôpital Tampa General achemine du sang total directement sur les lieux d’accidents graves ;
  • Au Royaume-Uni, le NHS a généralisé le transport d’analyses par drone pour 1,8 million d’habitants du sud de Londres. Apian et Matternet ont déjà transporté environ 13 000 éléments entre hôpitaux londoniens.

Pourquoi ça décolle maintenant

L’argument économique est de plus en plus solide. Selon le PDG de Zipline, un vol de drone peut coûter environ 1 dollar à grande échelle, contre 9 à 11 dollars pour une livraison classique par la route. Ajoutez la rapidité, l’absence d’embouteillages et un bilan carbone favorable sur les petits colis, et l’équation devient séduisante pour la grande distribution.

Le principal frein reste réglementaire. Aux États-Unis, la règle Part 108, qui doit autoriser les vols hors vue à grande échelle, est toujours bloquée à la Maison-Blanche. En attendant, les opérateurs avancent à coups de dérogations.

Et en France ?

La France reste à l’écart de ce mouvement. Il n’existe pas de service grand public de livraison par drone comparable à ceux de Walmart ou de Zipline. Les vols hors vue relèvent de la catégorie « spécifique » de la réglementation européenne et nécessitent une autorisation de la DGAC au cas par cas. Les projets se concentrent surtout sur la logistique médicale et les zones isolées, à l’image d’une entreprise française qui étudie des livraisons vers l’île anglo-normande d’Aurigny.

Au Royaume-Uni, l’autorisation d’essai d’Amazon à Darlington expire en décembre 2026 : la décision de l’autorité de l’aviation civile (CAA) sera un signal important pour toute l’Europe.

Les défis à relever

  • L’acceptabilité : bruit, survol des habitations et vie privée suscitent des réticences locales. Dans le Massachusetts, le gouverneur étudie une proposition de moratoire ;
  • La sécurité : les incidents d’Amazon rappellent que la fiabilité doit être irréprochable au-dessus des zones habitées ;
  • La charge utile : de 1 à 4 kg selon les modèles, ce qui suffit pour des médicaments ou un repas, pas pour les courses de la semaine.

Notre analyse

La livraison par drone n’est plus une promesse futuriste : aux États-Unis, c’est un service du quotidien pour des centaines de milliers de foyers. La question n’est plus de savoir si elle fonctionne, mais à quelle vitesse les régulateurs vont lui ouvrir le ciel. En Europe, le retard est réel, mais la santé pourrait servir de porte d’entrée, comme au Royaume-Uni.

Retrouvez toute l’actualité des drones.

Questions fréquentes

Quelle entreprise livre le plus par drone ?

Zipline, avec plus de 2 millions de livraisons commerciales dans le monde en janvier 2026, dont plus de 70 % aux États-Unis à l’été 2026.

Combien coûte une livraison par drone ?

Au Texas, Zipline facture 0,99 dollar plus 20 % de frais de service, plafonnés à 6 dollars. Selon son PDG, un vol peut coûter environ 1 dollar à grande échelle.

La livraison par drone existe-t-elle en France ?

Pas de service grand public pour l’instant. Les vols hors vue nécessitent une autorisation de la DGAC au cas par cas, et les projets portent surtout sur la logistique médicale.

Sources : DroneXL, DroneXL (Zipline), Dronewatch Europe. Photo : Roksenhorn / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défense & Guerre

Drones : la Chine serre la vis sur l’export de composants, l’Europe et l’Ukraine sous pression

Moteurs, contrôleurs, autopilotes, logiciels d’essaim : la Chine soumet 13 catégories de composants de drones à licence d’export dès le 18 novembre 2026. Ce qui change et qui est menacé.

Published

on

Drone professionnel DJI Matrice 300 en vol

Pékin resserre son emprise sur la filière mondiale du drone. Par l’annonce n°49 du 19 octobre 2026, la Chine soumet 13 catégories de composants de drones à un régime de contrôle des exportations à double usage. Entrée en vigueur prévue le 18 novembre 2026. Pour les industriels américains, européens et ukrainiens, très dépendants des pièces chinoises, c’est une source d’incertitude majeure.

L’essentiel en bref

  • L’annonce n°49 du 19 octobre 2026 soumet 13 catégories de composants de drones à licence d’exportation en Chine.
  • Elle entre en vigueur le 18 novembre 2026 et vise notamment les moteurs d’au moins 48 V et 3 kW, les autopilotes et les logiciels d’essaim.
  • Ce n’est pas une interdiction, mais un contrôle au cas par cas qui donne un levier diplomatique à Pékin.
  • Les petits drones FPV et les drones de loisir restent généralement sous les seuils.

Ce que prévoit l’annonce n°49

Le texte a été publié conjointement par le ministère du Commerce, l’Administration générale des douanes et le département du développement des équipements de la Commission militaire centrale. Il ne s’agit pas d’une interdiction, mais d’une obligation de licence pour certains composants à hautes performances et certains drones complets. Les 13 catégories couvrent la propulsion, l’électronique de vol, les communications, les logiciels et les technologies de fabrication.

Les principaux seuils

  • Moteurs électriques : les moteurs sans balais d’au moins 48 V et 3 kW, avec une densité de puissance d’au moins 3 kW/kg ;
  • Contrôleurs de vitesse (ESC) : dès 48 V et 3 kW ;
  • Hélices : pales en fibre de carbone d’au moins 762 mm (environ 60 pouces) et certains modèles à pas variable ;
  • Moteurs thermiques : au-delà de 16 kW, turboréacteurs d’au moins 400 N de poussée, moteurs conçus pour voler au-dessus de 15 420 m ;
  • Drones complets : ceux d’une portée d’au moins 300 km, et certains drones à longue endurance ;
  • Autopilotes et logiciels : coordination d’essaims, navigation inertielle, recalage sur le terrain, navigation satellite anti-brouillage, évitement d’obstacles et conception complète de drones ;
  • Communications : équipements d’au moins 30 dBm (environ 1 W) de puissance rayonnée, ou capables de piloter plus de dix appareils depuis une seule station.

Le texte assouplit en revanche l’enregistrement de certains drones civils de la catégorie 30 minutes à 3 heures d’autonomie.

Un levier diplomatique sans interdiction

La force de ce dispositif réside dans sa souplesse. Les exportateurs doivent déclarer les caractéristiques des équipements proches des seuils, et les douanes peuvent suspendre le dédouanement pendant une vérification, ce qui peut retarder même des envois autorisés. Surtout, Pékin peut traiter différemment chaque exportateur, chaque pays et chaque client final. De quoi disposer d’un puissant moyen de pression, sans décréter d’embargo général.

Parmi les entreprises chinoises directement concernées figurent Shenzhen Hobbywing Technology, connue pour ses moteurs haute tension, et Nanchang Sanrui Intelligence Technology, qui a réalisé 524,6 millions de yuans de ventes à l’étranger en 2025.

L’Ukraine : les petits drones FPV épargnés, pas les gros

L’Ukraine vise une production de 6 à 7 millions de petits drones FPV en 2026. Bonne nouvelle pour Kiev : les drones FPV classiques de 5 et 7 pouces restent généralement sous les seuils de propulsion, et leurs batteries, caméras et câbles de fibre optique ne sont pas contrôlés.

Les drones lourds et à longue portée sont en revanche bien plus exposés. Pour donner un ordre de grandeur, 2 000 hexacoptères nécessiteraient 12 000 moteurs et contrôleurs concernés. Et même l’assemblage local ne règle pas tout : puces, aimants, batteries et systèmes de propulsion restent largement importés.

États-Unis : une dépendance coûteuse à réduire

Washington veut acquérir plus de 200 000 drones d’ici 2027. Le programme « Drone Dominance » du Pentagone vise à exclure les composants des pays jugés à risque, et des droits de douane de 25 à 100 % frappent déjà les drones et pièces importés. Mais l’écart de prix est considérable : fin 2025, un moteur sans balais chinois coûtait 12 à 25 dollars, contre 100 à 225 dollars pour un équivalent américain (sur des moteurs plus petits que ceux visés par Pékin).

Europe : une autonomie encore lointaine

Pour l’Europe, la situation est délicate. Selon une estimation du Parlement européen de janvier 2026, les États-Unis et la Chine fournissent ensemble 60 % des composants de drones. Les fabricants chinois fourniraient neuf systèmes optiques sur dix utilisés pour l’identification de cibles. La Chine contrôle aussi environ 85 % des capacités de production de batteries lithium et 98 % du raffinage des terres rares.

La riposte s’organise pourtant :

  • l’allemand Quantum Systems a racheté le motoriste Hacker Motor ;
  • MTU Aero Engines a acquis AeroDesignWorks ;
  • le polonais EUMOTORS développe la production de moteurs ;
  • le français Drone Volt a conclu un accord avec Sol.One ;
  • l’Union européenne mobilise jusqu’à 150 milliards d’euros via le programme SAFE et 1,5 milliard via l’EDIP.

Mais le chemin reste long : un moteur fabriqué en Europe peut encore utiliser des aimants traités en Chine, et les batteries assemblées sur le continent dépendent souvent de cellules chinoises.

Et pour les télépilotes amateurs ?

Les drones grand public et de loisir ne sont pas visés par ces mesures : leurs moteurs et leurs portées sont très loin des seuils fixés. Les amateurs de drones DIY qui achètent des moteurs ou des contrôleurs de taille classique ne devraient pas voir de différence. En revanche, des délais de dédouanement plus longs sur certains produits proches des seuils ne sont pas à exclure.

Notre analyse

Après les terres rares et les métaux stratégiques, la Chine applique au drone la même recette : un contrôle à la carte, qui lui donne la main sans fermer le robinet. Pour l’Europe, c’est un nouveau rappel à l’ordre : sans filière de moteurs, d’aimants et de batteries, il n’y aura pas de souveraineté en matière de drones, ni civile ni militaire.

Toute l’actualité dans nos rubriques Drones et Défense & Guerre.

Questions fréquentes

Quand entrent en vigueur les contrôles chinois sur les drones ?

Le 18 novembre 2026, selon l’annonce n°49 publiée le 19 octobre 2026 par le ministère chinois du Commerce, les douanes et la Commission militaire centrale.

Les drones de loisir sont-ils concernés ?

Non. Les drones grand public et leurs composants sont bien en dessous des seuils fixés (moteurs de 48 V et 3 kW, portée de 300 km, etc.).

Quel impact pour l’Ukraine ?

Les petits drones FPV de 5 et 7 pouces restent sous les seuils, mais les drones lourds et à longue portée sont plus exposés, car leurs moteurs et contrôleurs dépassent souvent les limites.

Sources : Army Recognition, DIGITIMES. Photo : HotNews Romania – Adi Iacob, Ovidiu Popica / Wikimedia Commons (CC BY 3.0).

Continue Reading

Drones

Part 108 : la règle américaine sur les vols de drones hors vue bloquée depuis plus de 100 jours

La règle Part 108 de la FAA, qui doit autoriser les vols de drones hors de vue (BVLOS) aux États-Unis, est bloquée à la Maison-Blanche depuis le 10 juillet 2026. Contenu, calendrier et conséquences.

Published

on

Deux télépilotes observent un drone posé sur une plateforme avant un vol d'entraînement

C’est le texte le plus attendu de l’industrie du drone américaine. La règle « Part 108 » de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) doit rendre possibles, à grande échelle, les vols de drones au-delà de la vue du pilote (BVLOS). Mais fin octobre 2026, elle reste bloquée à la Maison-Blanche, plus de 100 jours après y être arrivée. Et aucune date de publication n’est annoncée.

L’essentiel en bref

  • La Part 108 est la future règle de la FAA autorisant les vols de drones hors de vue du pilote (BVLOS) à grande échelle aux États-Unis.
  • Le texte final est en examen à la Maison-Blanche (OIRA) depuis le 10 juillet 2026, sans date de publication.
  • Elle remplacerait les dérogations au cas par cas par des permis, avec des règles fondées sur la densité de population.
  • Les vols de loisir et les vols à vue (Part 107) ne sont pas concernés.

Le BVLOS, c’est quoi ?

BVLOS signifie Beyond Visual Line of Sight, autrement dit « au-delà de la ligne de vue ». Aujourd’hui, aux États-Unis comme en Europe, la règle générale impose qu’un télépilote garde son drone à vue. C’est un frein majeur pour tous les usages qui nécessitent de parcourir de longues distances : livraison de colis ou de médicaments, inspection de lignes électriques et de pipelines, agriculture, surveillance de grands sites.

Aux États-Unis, ces vols sont aujourd’hui possibles, mais seulement au cas par cas, via des dérogations (waivers) et exemptions obtenues sous le régime de la Part 107. Un processus lent et coûteux, qui empêche le passage à l’échelle.

Ce que contiendrait la Part 108

D’après le projet publié par la FAA en août 2025 (le texte final peut encore évoluer), la Part 108 prévoit :

  • Des permis et certificats d’exploitation, au lieu de dérogations accordées une à une ;
  • Des règles fondées sur la densité de population : là où un drone peut voler dépendrait surtout du nombre d’habitants survolés ;
  • Des superviseurs plutôt que des pilotes : au lieu d’un télépilote par appareil, une personne pourrait superviser plusieurs drones hautement automatisés ;
  • Des règles de priorité à basse altitude entre drones et aéronefs habités, avec interdiction pour les drones d’émettre en ADS-B Out ;
  • Un volet sécurité confié à la TSA, avec vérification du personnel clé et programmes de sûreté pour certains opérateurs.

Le vol de loisir et les opérations à vue sous le régime de la Part 107 ne sont pas concernés.

Un calendrier qui dérape

Le dossier accumule les retards :

  • 6 juin 2025 : le décret présidentiel 14307 exige une proposition puis une règle finale sous 240 jours ;
  • 7 août 2025 : la FAA publie sa proposition ;
  • 6 octobre 2025 : fin de la consultation, avec plus de 3 000 commentaires ;
  • 16 janvier 2026 : une échéance légale pour la règle finale est dépassée ;
  • 28 janvier 2026 : la FAA rouvre la consultation sur la détection électronique et les règles de priorité ;
  • 1er février 2026 : le délai de 240 jours fixé par le décret expire ;
  • 10 juillet 2026 : la règle finale arrive à l’OIRA, le bureau de la Maison-Blanche chargé de valider les réglementations.

L’examen de l’OIRA est censé durer 90 jours, mais il s’agit d’un objectif, pas d’une obligation. Il peut être prolongé, ou le texte renvoyé à la FAA. La FAA espère une publication d’ici la fin de 2026, sans engagement ferme. Une fois le texte publié au Federal Register, il faudra encore attendre ses dates d’application.

Une industrie dans l’attente

Le retard pèse sur tout le secteur. Le ministère américain des Transports a présenté ce délai comme délibéré, mais le PDG de Zipline, l’un des leaders de la livraison par drone, a averti que l’incertitude gelait les investissements. Amazon, de son côté, a demandé dans ses commentaires une voie pour dépasser la limite de poids de 110 livres (environ 50 kg) prévue par le projet.

Côté sûreté, la TSA prévoit des tables rondes avec les opérateurs BVLOS pour élaborer des programmes types, mais seulement après la publication de la règle finale. Les opérateurs avaient jusqu’au 19 octobre 2026 pour se manifester.

Et en Europe ?

L’Europe a pris une autre voie. Depuis le règlement européen de 2019, les vols hors vue relèvent de la catégorie « spécifique », avec une analyse de risque (méthode SORA) et une autorisation de l’autorité nationale, la DGAC en France. C’est plus souple que l’ancien système américain de dérogations, mais cela reste un processus au cas par cas. Le Royaume-Uni, lui, a enregistré 1 672 vols d’essai BVLOS.

Si la Part 108 finit par entrer en vigueur, les États-Unis disposeront d’un cadre parmi les plus permissifs au monde pour les drones automatisés. De quoi accélérer la livraison par drone, déjà en plein essor outre-Atlantique.

Ce qu’il faut retenir

  • La Part 108 doit permettre les vols de drones hors vue à grande échelle aux États-Unis ;
  • Le texte est bloqué à la Maison-Blanche depuis le 10 juillet 2026, sans date de publication ;
  • En attendant, les vols BVLOS continuent au cas par cas, par dérogation ;
  • Les amateurs et les vols à vue ne sont pas concernés.

Toute l’actualité des drones sur Electron Valley.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Part 108 ?

C’est une réglementation de la FAA, l’autorité américaine de l’aviation, qui doit encadrer les vols de drones au-delà de la ligne de vue du pilote (BVLOS) sans dérogation individuelle.

Quand la Part 108 sera-t-elle publiée ?

Aucune date n’est annoncée. Le texte est à la Maison-Blanche depuis le 10 juillet 2026 ; la FAA espère une publication d’ici fin 2026.

Que signifie BVLOS ?

BVLOS signifie Beyond Visual Line of Sight : un vol de drone au-delà de la portée visuelle du télépilote, indispensable pour la livraison ou l’inspection longue distance.

Sources : DroneRanker, DroneXL, Jet Media Productions. Photo : BLM Oregon & Washington / Wikimedia Commons (domaine public).

Continue Reading

Business

Les drones de livraison en Europe explosent : la crise logistique accélère l’adoption de la livraison aérienne

Published

on

Effet collatéral inattendu de la guerre commerciale : la désorganisation des chaînes logistiques mondiales pousse les entreprises de livraison à accélérer massivement le déploiement de drones de livraison en Europe. Ce qui était une expérimentation marginale devient une solution opérationnelle pour contourner les goulets d’étranglement terrestres et maritimes.

La crise logistique comme catalyseur

Les ports européens — Rotterdam, Anvers, Hambourg — font face à des engorgements liés aux réorientations de flux commerciaux. Les délais de dédouanement ont doublé avec les nouveaux contrôles tarifaires. Le transport routier est perturbé par les manifestations agricoles et les blocages frontaliers. Dans ce contexte, les drones de livraison offrent un canal alternatif pour les colis légers et urgents, contournant l’intégralité de la chaîne logistique terrestre et maritime.

Les déploiements en cours

Amazon Prime Air a étendu son service pilote de 3 à 12 villes européennes en avril. Wing (Google) opère désormais dans 8 pays européens. La startup française Dronisos a lancé un service de livraison médicale d’urgence couvrant 200 pharmacies rurales en France. En Allemagne, Wingcopter assure la livraison de pièces détachées automobiles urgentes pour BMW et Volkswagen, évitant des arrêts de production coûteux.

La réglementation s’adapte

L’EASA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) a accéléré la procédure de certification des opérations de drones au-delà de la ligne de vue (BVLOS) pour les applications commerciales et médicales. Un cadre européen harmonisé, prévu initialement pour 2028, est avancé à 2027. Les premiers corridors de vol dédiés aux drones de livraison sont en cours d’établissement entre des aéroports régionaux et des centres logistiques périurbains.

Continue Reading

Trending