Business
Vague de licenciements dans la tech : 80 000 emplois supprimés en avril dans la Silicon Valley
La combinaison des tarifs douaniers, de la hausse des coûts d’infrastructure et du ralentissement de la croissance déclenche une vague massive de licenciements dans le secteur technologique américain. En avril 2026, plus de 80 000 postes ont été supprimés, dépassant le pic de 2023 et rappelant les heures les plus sombres de l’éclatement de la bulle internet.
Les entreprises qui taillent
Intel a annoncé 15 000 suppressions de postes supplémentaires, en plus des 15 000 déjà réalisées en 2024. Dell a réduit ses effectifs de 12 000 personnes, invoquant la chute de la demande PC liée à la hausse des prix. Cisco a licencié 8 500 employés. Des dizaines de startups IA plus modestes ont fermé leurs portes ou réduit drastiquement leurs équipes, incapables de supporter les coûts de calcul en hausse et le gel des investissements en capital-risque.
L’emploi IA paradoxalement résistant
Au milieu de cette hécatombe, les profils spécialisés en IA restent en forte demande. Les ingénieurs en machine learning, les chercheurs en NLP et les spécialistes de l’infrastructure GPU sont recrutés à des salaires encore en hausse. La correction touche principalement les fonctions support, le marketing, le management intermédiaire et les développeurs généralistes — des postes de plus en plus automatisables par les outils IA que ces mêmes entreprises développent.
Les conséquences sur le marché immobilier de la Bay Area
Les loyers dans la Bay Area de San Francisco ont déjà chuté de 12 % depuis janvier. Les bureaux vacants représentent désormais 34 % de l’immobilier commercial de la ville — un record post-Covid. Des quartiers entiers de South of Market, autrefois animés par des milliers d’employés tech, sont désormais semi-déserts. Austin, Seattle et New York absorbent une partie des talents déplacés, accélérant la décentralisation du secteur technologique américain.