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Tesla Cybercab : le robotaxi sans volant débarque dans 5 villes américaines — notre premier test
Tesla a officiellement lancé son service de robotaxi Cybercab dans cinq villes américaines — Austin, Miami, San Francisco, Phoenix et Las Vegas. Sans volant ni pédales, il fonctionne entièrement grâce au FSD v15. Nous avons testé le service à Austin. Verdict.
L’expérience utilisateur : étonnamment banale
Commander un Cybercab via l’application Tesla ressemble à tout autre service de VTC. La voiture arrive en 4-8 minutes, les portes s’ouvrent automatiquement, et le trajet commence. Ce qui est différent : le silence. Pas de conducteur, pas de conversation, juste le véhicule qui navigue fluidement dans la circulation urbaine. La première fois, c’est déstabilisant. Après deux ou trois trajets, ça devient naturel.
Les performances réelles
Sur nos 15 trajets de test à Austin, le Cybercab a géré sans incident la quasi-totalité des situations : intersections complexes, travaux, piétons imprévisibles, mauvaise signalisation. Deux situations ont nécessité une téléopération humaine depuis le centre de contrôle Tesla : un camion de livraison bloquant une voie sans signalisation préalable, et une situation ambiguë à un feu défaillant. Le temps moyen d’intervention téléopérateur : 45 secondes.
Le modèle économique
Tesla propose le Cybercab à 0,45 dollar par mile, soit environ 30% moins cher qu’un Uber ou Lyft standard. L’objectif déclaré d’Elon Musk : descendre sous les 0,20 dollar par mile lorsque la flotte atteindra l’échelle nécessaire. À ce prix, le coût de possession d’une voiture personnelle en milieu urbain deviendrait difficilement justifiable.
La régulation : le vrai obstacle
Malgré les performances techniques, la régulation reste le principal frein à l’expansion. Plusieurs États ont exigé des audits de sécurité indépendants avant tout déploiement commercial. L’Union Européenne, fidèle à son approche prudente, n’a pas encore défini de cadre réglementaire pour les véhicules sans conducteur de sécurité à bord.