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IA et emploi en 2026 : quels métiers ont disparu, lesquels ont émergé — le grand bilan
Deux ans après le déploiement massif des outils d’IA générative dans les entreprises, les premiers données robustes sur l’impact réel sur l’emploi commencent à émerger. La réalité est plus nuancée que les prophéties catastrophistes ou les optimismes béats : oui, des métiers disparaissent ; oui, de nouveaux émergent. Mais la transition est douloureuse pour ceux qui en font les frais.
Les métiers les plus impactés (en baisse)
Les données du Bureau International du Travail (BIT) pour 2025-2026 montrent des baisses significatives dans plusieurs catégories : les centres d’appels et service client (-34% d’effectifs en 2 ans dans les grandes entreprises), la traduction et l’interprétation de documents standard (-28%), la rédaction de contenu web générique (-41%), la saisie de données et le back-office administratif (-38%), et les fonctions de modération de contenu en ligne (-52%).
Les métiers en forte croissance
En contrepartie, de nouveaux métiers explosent : l’ingénierie de prompt et l’optimisation des LLM (+340% d’offres d’emploi), la gouvernance IA et la conformité à l’AI Act (+180%), la formation et l’évaluation de modèles d’IA (+220%), les spécialistes en cybersécurité IA (+165%), et de manière plus surprenante, les métiers artisanaux et relationnels (plombiers, électriciens, soignants, enseignants) dont la valeur augmente précisément parce que l’IA ne peut pas les remplacer facilement.
La réponse des politiques publiques
Face à ces mutations, les gouvernements déploient des programmes massifs de reconversion. En France, le « Plan Compétences IA » finance la reconversion de 500 000 travailleurs sur 3 ans. L’Allemagne expérimente un revenu de transition garanti pour les salariés dont le poste est supprimé par automatisation. Et la discussion sur le revenu universel de base, longtemps marginale, revient au centre du débat politique européen.