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Effondrement des bourses mondiales : comment les tarifs Trump ont déclenché un krach planétaire en 48 heures
Les deux jours qui ont suivi le « Liberation Day » ont provoqué un bain de sang sur les marchés financiers mondiaux. Les indices de toutes les grandes places ont chuté de 8 à 15 %, des billions de dollars de capitalisation se sont évaporés, et la panique s’est propagée des marchés actions aux obligations, aux matières premières et aux devises.
Le détail des pertes
En 48 heures, le Nasdaq a plongé de 12,4 %, enregistrant sa pire performance depuis l’éclatement de la bulle internet en 2000. Le CAC 40 parisien a cédé 8,7 %, le DAX allemand 10,1 %, le FTSE londonien 7,9 %. Les marchés émergents ont été dévastés : le Bovespa brésilien a perdu 14,2 %, le Sensex indien 11,8 %, la Bourse de Shanghai 15,3 %. Les estimations de destruction de valeur boursière mondiale dépassent 10 000 milliards de dollars en deux séances.
Les mécanismes de contagion
La chute ne s’est pas limitée aux secteurs directement touchés par les tarifs. Les appels de marge massifs sur les positions à effet de levier ont contraint des fonds spéculatifs à liquider des portefeuilles entiers, y compris des actifs refuges. Le marché obligataire a dysfonctionné : les taux des bons du Trésor américain à 10 ans ont paradoxalement augmenté malgré le risk-off, signalant une perte de confiance dans la dette américaine elle-même.
La réponse des banques centrales
La Fed a publié un communiqué rassurant sur la stabilité du système bancaire, sans toutefois annoncer de mesures d’urgence. La BCE a activé ses lignes de swap en dollars pour assurer la liquidité du système financier européen. La Banque du Japon est intervenue massivement sur le marché des changes pour freiner l’appréciation du yen qui menaçait ses exportateurs. Pour la première fois depuis le Covid, les banquiers centraux des pays du G7 ont tenu une conférence téléphonique d’urgence coordonnée.