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2 avril 2026 : le jour où les tarifs douaniers de Trump ont plongé l’économie mondiale dans l’inconnu
Le 2 avril 2026, baptisé « Liberation Day » par la Maison Blanche, restera dans les manuels d’histoire économique. En signant l’ordre exécutif imposant des droits de douane réciproques à 185 pays, Donald Trump a déclenché la plus vaste guerre commerciale depuis la loi Smoot-Hawley de 1930. Les conséquences, immédiates et brutales, se sont propagées en cascade à travers l’ensemble de l’économie mondiale.
Le détail des mesures
Les tarifs annoncés dépassent les scénarios les plus pessimistes des analystes. L’Union Européenne se voit imposer 20 % de droits sur l’ensemble de ses exportations vers les États-Unis. La Chine, déjà sous le coup de tarifs antérieurs, fait face à un taux cumulé de 145 %. Le Japon écope de 24 %, la Corée du Sud de 25 %, l’Inde de 26 %, le Vietnam de 46 %. Même le Canada et le Mexique, partenaires de l’USMCA, n’échappent pas à des surtaxes sur certaines catégories de produits.
La journée noire des marchés
La réaction des marchés financiers a été immédiate et violente. Le Dow Jones a perdu 1 679 points en séance, soit sa pire chute quotidienne depuis mars 2020. Le S&P 500 a plongé de 4,8 %, effaçant 2 400 milliards de dollars de capitalisation en quelques heures. Les marchés asiatiques, ouvrant les premiers après l’annonce, ont subi des baisses allant de 5 % (Tokyo) à 9 % (Shanghai). L’indice VIX de volatilité a bondi à 45, un niveau caractéristique des crises systémiques.
Les premières réactions diplomatiques
L’Union Européenne a convoqué un sommet extraordinaire des chefs d’État. La présidente de la Commission a qualifié les tarifs de « déclaration de guerre économique » et annoncé la préparation de contre-mesures ciblées dans un délai de 30 jours. La Chine a réagi en quelques heures avec une annonce de surtaxes de 34 % sur les produits américains et des restrictions à l’exportation de terres rares. Le Japon a demandé des consultations d’urgence à l’OMC.